Running

Courir quand on a des migraines – quelques trucs à savoir.

1 août 2017
souffrir de migraine après course

Je suis une grosse migraineuse. Genre, 2 à 3 fois par mois, je me roule en boule dans un coin, j’ai la gerbe, je chiale et je mets 3 jours à m’en remettre. Appelez-moi la Reine du Fun.

Je me suis mise à courir pour améliorer ma santé et réduire ces fameuses crises migraineuses. Parce que le sport ça oxygène les cellules, ça améliore la circulation du sang, et puis ça détend les muscles. Que du bon quoi. Mais courir, quand on n’a pas un physique de sportif, ça veut aussi dire déshydratation, augmentation du rythme cardiaque, difficulté à évacuer la chaleur… Bref, autant d’ingrédients qui sont à l’origine des crises de migraine. Et dernièrement, avec les vagues de chaleur qui touchent Lyon, autant vous dire qu’à chaque fois que j’enfile mes baskets pour aller courir, je finis en PLS dans le noir avec une boîte de Naramig.

Alors comment se mettre au sport quand on est une victime de son propre corps ? Je n’ai pas la prétention de vous donner une recette qui fonctionne à tous les coups, d’autant que je ne suis pas médecin, mais voici des petites choses que j’ai testées, et qui fonctionnent pour moi.

Préambule : la migraine, c’est quoi ?

Il faut savoir que tout le monde n’est pas sujet aux migraines. C’est dégueulasse, et le monde est injuste, si vous voulez mon avis, mais il est possible que tu lises cet article sans avoir la moindre idée de ce qu’est une migraine. Petite veinarde.

En gros, il y a deux façons d’avoir mal à la tête : les céphalées de tension et les migraines. Une céphalée de tension, ça arrive quand on se tient mal, qu’on est fatigué ou trop stressé. La céphalée de tension, typiquement, se caractérise par des douleurs dans la nuque, dans les tempes ou au niveau du front (l’effet “casque”). La migraine, c’est un autre délire. En gros c’est une “maladie neurologique” d’origine génétique : on est sujet à la migraine, ou pas. Les crises peuvent être provoquées par un effort physique intense, une situation de stress ou l’environnement extérieur (genre la lumière du soleil dans les yeux).

Sur le plan intensité de la douleur, et pour utiliser une métaphore karmique, la céphalée de tension correspond à “J’ai écrasé une coccinelle sans faire exprès” alors que la migraine correspond à “J’étais un nazi et j’ai torturé des milliers de personnes”. (Le point Godwin est arrivé très vite dans cet article).

A noter que si toi aussi, tu es migraineuse, il existe des traitements de fond qui peuvent t’aider : des molécules qui fonctionnent mieux que le simple doliprane pour faire passer, ou mieux, anticiper la douleur. D’ailleurs, si vous connaissez des bons médecins à Lyon qui s’y connaissent en migraine, je suis preneuse !

1 – S’hydrater

Est-ce que toi aussi, quand tu cours, tu perds l’équivalent des réserves d’eau de l’Ethiopie ? Chez moi, la course est une descente aux enfers humide et glissante, et il me faut généralement plus qu’un grand verre d’eau à la fin du run pour me sentir bien.

Pour bien s’hydrater, il faut donc boire avant, pendant et après l’effort. Pas trop pour pas que ça pèse sur l’estomac pendant l’effort mais suffisamment pour préparer le corps à la course ! Pour ça, je pense qu’il n’y a pas de recette miracle mais que chacun doit tester sa sauce. Moi je n’ai pas encore trouvé ce qui fonctionne avec moi, mais j’y travaille !

Un truc qui fonctionne par contre, ce sont les boissons isotoniques ! Vous savez, les boissons qu’on trouve chez Décathlon et dont on se demande bien à quoi elle servent. En fait ces boissons contiennent du sucre et des sels minéraux : parce qu’on ne perd pas que de l’eau pendant l’effort, il faut aussi reconstituer son stock de sels minéraux. Le truc en plus : les boissons isotoniques sont plus visqueuses que l’eau (berk) du coup elles sont mieux absorbées par l’organisme, qui récupère plus vite. C’est beau la technique, non ?

2 – Réduire sa température corporelle

Comme disait mon Papa, qui est un homme plein de sagesse, lorsque je lui disais que je n’aimais pas courir l’hiver : “N’importe quoi, il ne fait jamais assez froid pour courir”. Et il a raison. Nous les nuls en sport, on évacue moins bien la chaleur que les bons sportifs. D’ailleurs ça se voit, on a généralement une bonne bouille bien rouge à la fin de l’effort et, en ce qui me concerne, je reste rouge pendant une bonne heure après l’effort. La Torche Humaine, c’est moi.

Pour réduire la température quand on court, il vaut donc mieux privilégier les temps pourris : courir en hiver, sous la pluie ou en pleine montagne pour éviter la canicule. C’est important aussi d’être bien équipé : des vêtements qui évacuent bien la chaleur et casquette et lunettes pour éviter l’éblouissement.

Moi je n’ai jamais essayé de courir en salle (rapport au fait que c’est climatisé) parce que je refuse de payer pour me faire du mal, mais c’est également une alternative valable. Quelqu’un a déjà essayé ?

Si tu passes ton été à Lyon et que tu n’as pas la possibilité d’aller courir dans une chambre froide, tu peux aussi privilégier d’autres sports moins impactés par la chaleur comme la natation, ou du renforcement musculaire.

3 – Mesurer son rythme cardiaque

La migraine peut aussi être provoquée par un afflux trop brutal de sang dans le cerveau : les veines n’apprécient pas et BOUM, migraine. Souvent, les migraineux ont un coeur qui bat très vite, c’est aussi pour ça qu’ils font des migraines à l’effort. D’où l’intérêt de faire du sport pour réduire son rythme cardiaque !

Pour progresser en course, c’est super important de mesurer son rythme : si le cœur bat trop vite, il s’épuise et ne se muscle pas. Moi, par exemple, j’ai commencé à faire de la marche rapide avec un Polar (que j’ai perdu, puis racheté, pui re-perdu) qui mesurait mes battements de cœur : je devais maintenir mon nombre de battements par minute entre deux valeurs de façon à faire travailler mon cœur sans le fatiguer ou le sous-exploiter. Si tu as tendance à avoir un rythme cardiaque un peu élevé et que tu veux te mettre à la course, je ne peux que te recommander d’aller voir un cardiologue : il t’aidera à comprendre comment fonctionne ton rythme cardiaque et à mettre en place un programme pour faire progresser ton cœur !

 

Entre migraineux, il faut se serrer les coudes ! Et toi ? C’est quoi tes techniques pour courir sans souffrir ?

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6 Très belles personnes ont manifestées leurs avis, tu devrais être faire tout pareil à mon avis

  • Reply Delphine 1 août 2017 at 9 h 43 min

    Hello Jade!
    C’est article a le mérite de me faire sentir moins seule!! Je me reconnais tout à fait dans ce que tu décris.
    Un truc qui m’aide par rapport au cardio c’est de papoter en courant, si je ne peux plus, c’est que je suis dans le rouge et qu’il faut que je ralentisse.
    Mais cela ne fonctionne malheureusement pas à tous les coups…
    Mon ostéo m’a aussi conseillé de faire des foulées légères (foulées avant) et de ne pas contracter le haut du corps (épaules, cervicales, mâchoire), ce qui semble logique mais compliqué à gérer sur un long effort.
    Pour la chaleur, pas mieux : boire, casquette et crème solaire, mais les gros coups de chaleur sont déjà compliqués à gérer en terme de migraine sans courir…
    Bonne journée!

    • Reply jade 2 août 2017 at 10 h 17 min

      Bonjour Delphine,
      Merci pour ton message ! Tu as raison pour discuter en courant, on me l’avait déjà dit, le souci c’est que quand je discute j’ai le temps de me dire que c’est dur et que je m’ennuie (sympa pour la personne qui discute avec moi). Alors que quand j’écoute ma musique dans mon coin, je suis dans ma bulle et je décroche. Le souci c’est que je décroche tellement que j’accélère !
      Je note ton conseil pour les foulées légères qui décontractent le haut du dos, c’est vraiment pas bête et on me l’avait jamais dit : je compte bien tester !
      A bientôt copine de migraine !

  • Reply Alix 1 août 2017 at 19 h 09 min

    J’ai pas grand chose à ajouter, mais ça fait du bien d’entendre parler un peu de migraines (ailleurs que sur Doctissimo). Avant de trouver le bon traitement de fond j’en avais tellement que c’était pas possible d’identifier à chaque fois la cause (2-3 fois par semaine, environ 80% du temps, l’éclate totale quoi) mais je ne pense pas avoir eu de migraines déclenchées par l’effort physique. Déculpées oui, surtout à la piscine avec les néons et les cris des enfants qui résonnent bien comme il faut, mais bref. Quand j’ai commencé à courir j’y suis allée vraiment mollo au début, en faisant 1 min de course/5 min de marche, puis 2/4, 3/3 et ainsi de suite jusqu’à courir… 15 minutes sans m’arrêter. Ca permet de s’habituer petit à petit sans trop avoir la gerbe. Mais j’ai pas commencé en pleine canicule, je sais pas si c’est très recommandé, même pour les gens normaux.
    Mon médecin c’est Dr Pillard à Villeurbanne, je sais pas si c’est le plus grand spécialiste des migraines de tout Lyon (j’en connais pas d’autres) mais il s’y connaît pas mal. J’avais une neurologue vraiment bien à Châlons-en-Champagne, mais ça fait un peu loin pour un rendez-vous. Sinon les médecines alternatives (acupuncture, sophrologie, ostéo etc.) ça peut aider certaines personnes, je sais que ça branche pas tout le monde mais c’est chacun son truc !
    Force et courage à toi et à tous les migraineux qui liront cet article à la luminosité minimum de leur ordi

    • Reply jade 2 août 2017 at 10 h 22 min

      Hello Alix,
      Ton commentaire m’a fait bien rire 😀 On est bien d’accord que par canicule autant laisser tomber la course ! Tant pis, je m’y remettrai à l’automne.
      Elles sont cools tes recommandations de médecins, j’irai peut-être les voir ! Je ne suis pas du tout branchée médecine alternative, mais comme tu dis, chacun son truc. Après pour les migraines, les gens savent peu qu’il existe des spécialistes du sujet, c’est bien d’en parler aussi !
      A très bientôt pour une nouvelle aventure de la team Migraine !

  • Reply clausier laurence 2 août 2017 at 8 h 25 min

    hello jade
    allez voir un tres bon doc specialiste de la migraine sur lyon le meilleur qui se trouve à oullins pour un traitement de fond..je suis une vraie migraineuse depuis plus de 30 ans en cours de traitement…a qui le running n’a jamais rien fait
    dr rambaud (non ce n’est pas un un fake lol)
    bises

    • Reply jade 2 août 2017 at 10 h 26 min

      Bonjour Laurence,
      Merci pour cette recommandation, j’irai très probablement le voir ! Bon j’espère que tu arrives à te traiter, et que ça ne t’handicape pas trop, j’ai encore l’espoir que la course m’aide à améliorer mes crises de migraine (on croise les doigts)!!
      A très bientôt 🙂

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